21 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Hymne à la réalité absolue Nagarjuna

 

  1. Comment Te louerais-je, Seigneur, Toi qui sans naissance, sans demeure, surpasses toute connaissance mondaine et dont le domaine échappe aux cheminements de la parole.

 

  1. Pourtant, tel que Tu es, accessible au [seul] sens d’Ainsité, avec amour je [Te] louerai, ô Maître, en recourant aux conventions mondaines.

 

  1. Puisque, par essence, Tu ne nais pas, en Toi, point de naissance, point d’allée ni de venue. Hommage à Toi, Seigneur, le Sans-nature-propre !

 

  1. Tu n’es ni être ni non-être, ni permanent ni impermanent, ni éternel ni non éternel. Hommage à Toi, le Sans-dualité !

 

  1. En Toi aucune couleur n’est perçue, ni rouge, ni vert, ni garance, ni jaune, ni noir, ni blanc. Hommage à Toi, le Sans-couleur !

 

  1. Tu n’es ni grand ni petit, ni long, ni rond. Tu as atteint le but sans mesure. Hommage à Toi, le Sans-limite !

 

  1. Tu n’es ni loin ni près, ni dans le ciel ni sur terre, ni dans le samsara ni dans le nirvana. Hommage à Toi, le Sans-demeure !

 

  1. En aucune des choses Tu ne résides, [ainsi donc] Tu as atteint le but : le domaine absolu, et Tu as acquis la suprême profondeur. Hommage à Toi, le Profond!

 

  1. Par une telle louange puisses-Tu être loué! Mais as-Tu été loué ? Si toutes les choses sont vides, qui est loué et par qui ?

 

  1. Qui est capable de Te louer, Toi qui n’apparais ni ne disparais, Toi pour qui n’existent ni milieu ni extrémités, ni perception ni perceptible !

 

  1. Il n’est pas allé, Il n’est pas venu, exempt d’aller : c’est Lui le Bien-Allé qui vient d’être loué. Grâce aux mérites acquis [par cette louange], puisse l’humanité avoir accès au séjour du Bien-Allé.
Ce que dit Lilian Silburn de cet hymne (in : Aux sources du bouddhisme, p. 197) :
« La profondeur de cet hymne n’a d’égal que sa simplicité. Conscient du paradoxe de la louange, il le résoud en l’énonçant.
Seul l’absolu suscite l’élan de la louange, or il échappe à toute parole ou discours, il échappe à tout ce qui se nomme ou se mesure. Qui saurait le louer et par aquels mots ? Mais c’est cette impossibilité même qui est le lieu de sa gloire. Si louange et laudateur n’étiaent impossibles, il n’u aaurait pas non plus d’élan de louange. Et la louange ne peut que s’enraciner dans le lieu même de son impuissance à saisir, à cerner, à nommer celui dont la gloire essentielle est d’être sans limite, sans fond, sans demeure puisque ce n’est qu’à la limite de toute perfection que jaillit sa gloire« .
nagarjuna
Nagarjuna

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